Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Planète Cinéma

Partes Usadas

Au Mexique, Ivan, 14 ans, vit seul avec son oncle Jaime, un commerçant de pièces détachées. Ils rêvent tous deux d’une vie meilleure et économisent pour émigrer illégalement à Chicago. Lorsque Jaime comprend qu’ils auront besoin de davantage  d’argent que prévu pour payer le passeur, il décide de former son neveu au vol de pièces de voitures. L’adolescent apprend vite et avec l’aide de son ami Efrain, il se charge d’assurer les commandes de son oncle. Jusqu’au moment où il comprend que les plans du voyage ont changé.

Un film de Aarón Fernández (Mexique/France), 2007.

La critique de Nadia R., 3ème année PG au CO de Pérolles, 15 ans.

 

« D'un aspect général, je trouve que le film est passionnant.
On découvre un autre horizon, le Mexique, très différent de notre bonne vieille Suisse avec ses rues immaculées !
Là-bas, la misère se voit à chaque coin de rue (en tout cas c'est ce que j'ai réussi à entrevoir dans ce film). Les personnages sont très attachants, ce que j'aime par dessus tout, c'est leur obstination à vouloir aller aux "States", je trouve même qu'ils sont un peu naïfs.
Leur façon de décrire ce qu'ils iront faire là-bas m'a beaucoup plu et m'a aussi fait un peu pitié.
En effet, qui leur dit qu'une fois arrivé là-bas, la richesse et la gloire se mettront à leurs pieds ?
La réalité est malheureusement plus dure à accepter, les gens qui abandonnent tout pour aller vivre dans ce genre de pays font une grave erreur ! La plupart finissent dans une misère indescriptible et c'est encore pire, parce que dans le pays où ils se sont établis, ils sont seuls et n'ont plus d'assistance.
Bref, je trouve que la destinée d'Ivan et de ses amis est bien déprimante, ils se tuent carrément pour arriver à un rêve qui finira peut-être par se transformer en véritable cauchemar...
En parlant de "se tuer", la fin du film avait l'air un peu précipité, je n'ai compris qu'après être sorti de la salle de cinéma qu'Efrain était mort.
Je vais maintenant faire une petite parenthèse sur l'aspect technique du film.
Certaines scènes duraient un peu trop longtemps à mon goût et d'autres scènes ne servaient vraiment à rien (par exemple : celle où Efrain et Ivan tapent dans une boite de conserve, c'est joli, d'accord, mais qu'est-ce que cela veut dire ?)
A mon avis on aurait pu enlever ces scènes et en ajouter de nouvelles à la fin, plus tristes et plus fascinantes (comme par exemple, une scène avec l'enterrement d'Efrain !)
Encore autre chose, durant le film, les scènes tremblotent un peu, j'ai l'impression que le film a été pris avec une simple caméra du début à la fin ! Mais je trouve ça marrant, ça accentue un peu l'effet "réaliste" !

Malgré ces quelques petits défaut, le film m'a bien plu.
Il est quand même dommage qu'il ne soit pas dans le programme du festival... Sinon je crois que je serais allée le revoir une deuxième fois.
En tout cas merci pour cette projection, ça m'a beaucoup plu. »

La critique de Janic Portner :

"Je suis allé avec ma classe d' école (3B2) de la DOSF (Deutsche Orientierungsschule Freiburg) voir le film "PARTES USADAS". Moi-même j' ai trouvé que ce film était très intéressant et qu' il pouvait beaucoup nous apprendre ce que des gens sont obligés de faire chaque jour pour survivre, alors que d' autres personnes de ma classe ont trouvé que ce film était nul car il n'y avait pas assez d' action ou quoi que ce soit d' autre et encore d' autres de ma classe se sont même endormis durant la projection du film (personnellement je trouve cela honteux).
Le film en question montre que beaucoup de gens qui vivent dans des pays appelés "pauvres" veulent aller aux USA entre autre à New York, Los Angeles etc car ils croient qu' ils auront une meilleure vie une fois là-bas. Cela est peut-etre vrai pour très peu d'entre eux, car beaucoup se feront renvoyer dans leur pays avant même d' avoir passé la frontière. Ce film montre très bien le point auquel les gens se battent pour arriver à leur fin (aller au USA). Mais le point que je trouve un peu dommage est celui que ce film ne montre pas vraiment que la vie ne changera pas beaucoup pour beaucoup d' entre eux une fois arrivés aux USA.

Tout le reste du film était vraiment excellent! Beaucoup d' émotions et surtout le film avait l'air très réaliste (enfin pour moi). Je peux donc dire que je suis très content d' avoir pu aller voir ce film avec ma classe !"

Carnets de voyage

Basé sur les notes écrites en voyage par le jeune Ernesto Che Guevara en 1952 : deux amis argentins partent sur une vieille moto à la découverte de l’Amérique latine. Cette expérience vécue à un moment décisif de leur vie éveillera de nouvelles vocations, associées à un désir de justice sociale.

Un film de Walter Salles (Brésil) 2004.

Diarios de Motocicleta überzeugt durch seine eigene Art, eine Geschichte zweier Freunde auf der Reise ihres Lebens zu erzählen.Ein Film der nicht belehren will und keinesfalls den Faden verliert. Walter Salles ist es gelungen einen Abschnitt im Leben des "Ché" in packenden Bildern zu dokumentieren. Auch die Leistung der Schauspieler ist beeindruckend, weil sie authentisch spielen und ein Gefühl von Revolution in jedem wecken. Ernestos Begegnung mit der Armut und dem Wunsch nach mehr Gerechtigkeit in Südamerika ist der Grundgedanke der Handlung.
So lebt der Ché in jedem von uns weiter.

Gabriella Zahno, Elisabeth Schuh, Vincent Huber
1.CD FMSF


La Zona

Alejandro, un adolescent, vit dans une cité résidentielle de Mexico protégée par un service de sécurité privé. Tout autour règne la pauvreté la plus choquante. Une nuit, trois gamins pénètrent à l'intérieur de l'enceinte et s'introduisent dans l'une des villas. Le vol qui s'ensuit tourne mal et une femme est tuée. Prévenus par un témoin, les vigiles abattent deux gosses. Le troisième s'enfuit. Un groupe de résidents décide de rendre sa propre justice. La chasse à l’homme est ouverte.

Un film de Rodrigo Plá (Mexique) 2007.

La critique de Mohammad Razban, collège Sainte-Croix, à Fribourg,  en 1ère année (1F2).

Personnellement, j'ai plus ou moins apprécié le film, "plus ou moins", étant donné que j'ai trouvé plaisant un certain côté du film, mais aussi déplaisant d'un autre point de vue. Ce qui m'a beaucoup plu, c'était la mise en évidence du contraste entre la pauvreté et la luxure dans cette région du Mexique, l'on détermine nettement la différence entre les personnes de niveau de vie aisé et celles qui doivent se battre pour leurs besoins vitaux. Ensuite ce qui m'a aussi beaucoup touché c'est la mise en scène de la tragédie, le scénario du film, le rejet du principe (commun dans la plupart des films) d'une fin positive. Une fin qui fait que l'on est satisfait du résultat. A la fin de la séance de la Zona, l'on ressent un sentiment de dégoût, de haine et de tristesse. J'ai remarqué qu'à travers le film, l'auteur veut nous faire passer un message. Il veut nous faire comprendre la chance que nous avons de vivre dans une société telle que la nôtre, la chance que l’on a de tous posséder au moins un certain minimum vital, et que par conséquent l'on n'est pas dans l'obligation de connaître le désespoir, l'acte illicite, la peur et l'angoisse pour subvenir à nos besoins. Entre autres les points positifs sont le suspens, l'humour (quelques fois) et le tragique qui font que ce film est débordant de qualités. Par contre, il existe quelques défauts. Ce film ne peut s’adresser qu’à un public majeur, par la faute de certaines scènes violentes, choquantes et repoussantes. Par exemple, la scène lors du déroulement du vol (la manière dont le jeune s’approprie la bague), le sang et les visages meurtris (à la découverte du corps de la vieille femme, lors du vol et lors de l’assassinat du jeune voleur à la fin du film). Et ce n’est pas tout, il y avait certaines scènes qui m’étaient floues et incompréhensibles, qui faisaient que l’on avait du mal à suivre le déroulement de l’histoire (particulièrement la scène au début de la projection). Mis à part cela, dans l’ensemble, il m’a plutôt plu, et m’a procuré un agréable moment. 

La critique de Maria R. (17 ans), classe 2F6 au collège Ste-Croix à Fribourg,

Personnellement j'ai beaucoup aimé le film, il m'a permis d'apprendre ce qui se passe à l'autre bout du monde, à savoir au Mexique.
Le film montre bien la distinction entre les riches, habitants de la Zona, et les pauvres.
Quelques scènes m'ont vraiment choqué, telles que la scène du cambriolage, plus précisément la façon dont la vieille femme a été as
sassinée, mais aussi à la fin, lorsque tout le monde s'est précipité sur Miguel (le jeune cambrioleur) et l'a tué en le battant à mort. Peut-être l'une des plus scabreuses scènes du film !
Concernant les deux passages identiques, au début et à la fin du film, pour moi cela signifie qu'il n'y a pas vraiment de fin au film et que tout recommence comme un cercle vicieux.

En conclusion, un film à la fois triste, choquant et émouvant qui nous ouvre les yeux face à la situation de ce coin du monde qui diffère complètement de la notre, tranquille et paisible.


Nûba, d'or et de lumière

A Fès, dans le Nord du Maroc, la culture arabo-andalouse brille encore très fort,  reflétant les lumières mêlées des pensées juives, musulmanes et chrétiennes. Le mot "nûba" veut dire "à tour de rôle". La nûba est un moment de fête musicale où les orchestres jouent en laissant chaque instrument s’exprimer à son tour. Comme le public du Festival national de musique andalouse, nous nous réjouissons de pouvoir jouir de tant de beauté.
Un film d'Izza Génini (Maroc/France) 2007

El Camino

Saslaya est une fillette de 8 ans. Orpheline et responsable de son petit frère Dario, muet. Un jour elle décide de fuir la maison de son indigne grand-père, quelque part au Nicaragua. Les enfants traversent le pays, ses marchés, ses restaurants, ses foules et ses routes toutes en couleurs. L’errance les mène au Costa Rica voisin, en compagnie d’autres clandestins, à la recherche d’une destinée moins amère.

Un film d'Ishtar Yasin (Costa Rica) 2007

« El Camino » dénonce les réalités sociales du Costa Rica et du Nicaragua. Au travers du voyage de Saslaya et de son petit frère Dario, Ishtar Yasin nous fait réfléchir sur deux thèmes principaux : l’abus sexuel des enfants (le Costa Rica est un des pays les plus touchés par le tourisme pédophile) et la migration des nicaraguayens en direction du Costa Rica, à la recherche d’une vie meilleure. La réalisatrice nous prend aux tripes en braquant pudiquement sa caméra sur l’abus sexuel. Elle nous met en situation de suspense tout au long d’un voyage dont on craint la fin : deux enfants livrés à eux-mêmes qui traversent une frontière, où cela peut-il bien mener ? On vit un voyage à la fois poétique et choquant, tragique et touchant. Certains personnages sont là sans être vraiment présents, on ne distingue pas toujours le rêve de la réalité. Ce film atteint largement son but : sensibiliser sur deux thèmes politiquement fragiles tout en nous emmenant en voyage avec Saslaya. 

Karine BURKHARDT, 25 ans, étudiante HEF-TS 1ère année 

Ishtar Yasin nous a présenté un long métrage qui présente la réalité choquante de la vie au Nicaragua, l'abus sexuel des enfants en bas age, abandonnés par leur mère. Dans ce road-movie, nous suivons deux enfants à travers des paysages pauvres. Le rythme était lent, très lent, tellement lent, trop lent.
Heureusement, il y avait une dimension poétique et humoristique (les deux hommes avec la table, par exemple) qui a allégé le tout.

Thibault Golliard, 1GS, ECG Fribourg.


Flower in the Pocket

Li Ahh et Li Ohm ont grandi sans mère et vivent avec leur père Sui, un bourreau de travail qui répare des mannequins de magasins. Les deux frères, livrés à eux-mêmes, errent dans les rues et adoptent un chien abandonné comme eux. Lorsqu’on leur fait comprendre que le chien dérange, ils sont profondément tristes. Sui réalise alors qu’il aime ses fils et veut les aider.

Un film de Liew Seng Tat  (Malaisie) 2007

"J'ai mis "excellent" sur la feuille pour ce film parce que j'ai bien aimé la vie que mènent ces deux petits enfants qui se débrouillent tout seuls, que leur père travaille toute la journée comme beaucoup de parents. Il y avait beaucoup de tendresse dans ce film avec des petites choses, j'ai trouvé marrant comment ils ont gardé leurs habits dans le lit pour se lever un peu plus tard (j'ai aussi fait ça une fois), je trouvait chou qu'ils cuisinaient aussi pour leur papa et comme nous les spectateurs on a vu que lui le met à la poubelle parce que c'était degeulas. J'ai aussi aimé le happyend, quand le papa leur a appris à nager pour les amener à la mère."

Milène Duffour, 12 ans


Lady Vengeance

Geum-ja, 19 ans, sort de prison avec en tête un plan pour se venger de l'homme qui a gaché sa vie. Dès le début, le spectateur se voit accroché par l'intrigue et surtout par les dizaines de personnages présentés à la volée. Lady Vengeance, un film plutôt violent mais joliment àdouci par de la musique classique lors de scènes sombres. Au final, on retient un bon scénario, une actrice principale très douée et de magnifiques tableaux. Malheureusement trop de violence (sous toutes ses formes) et un message pas clair viennent assombrir ces éloges.

Maria Grazia Laini 1IS , ECGF


He Fengming (Fengming, chronique d'une femme chinoise)

Projeté en compétition à Fribourg, le nouveau film de Wang Bing ("A l'ouest des rails") rend justice aux Chinois révolutionnaires broyés par le système qu'ils voulaient servir.

D'abord, on se dit qu'on ne tiendra jamais la distance, même en spectateur cinéphile chevronné. On sait que le film dure plus de trois heures. C'est en plan fixe. Une femme assise dans un fauteuil se lance dans un long monologue, alors que la pénombre s'installe dans son appartement. La voix est monocorde.

Mais on s'accroche, car ce que He Fengming raconte n'a rien d'anodin. Elle raconte son choix d'adolescente, en 1949. Admise à l'université (à 17 ans), elle renonce aux études pour entrer dans un quotidien révolutionnaire. Elle donne le meilleur d'elle-même, avec son mari journaliste. Tous deux sont persuadés que la Chine progresse et va progresser grâce à la Révolution. Pendant plus de sept ans, le travail du couple ne lui vaut que des éloges. Puis le vent tourne. Le Parti a décidé de lancer une campagne contre les "droitistes". L'hystérie frappe au hasard. Le mari de Fengming est accusé de fomenter un complot contre l'Etat, en meneur d'une "clique noire". Lors de "séances de lutte", des dizaines de personnes lui hurlent leur haine et le somment de confesser son crime. Il vacille mais résiste. On les envoie en camp. Elle se ruine la vue avec un travail de bureau. Il se vide de ses forces au gré des rations trop maigres. En 1961, He Fengming est libérée et court au secours de son époux. Trop tard! Il est mort et enterré dans un espace incertain.

La veuve reprend son activité au journal, mais la persécution reprend en 1969. C'est la Révolution culturelle! On l'envoie vivre dans la ville natale de son père, où elle ne connaît personne. Avec ses camarades d'infortune, elle survit en volant un peu de farine au moulin collectif. Plus tard, le Parti confessera être allé trop loin et réhabilitera plus de 500.000 personnes comme He Fengming. Mais comment rendre justice à tout ceux qui ont perdu leurs conjoints, leurs fils, leur santé, leur vie d'hommes et de femmes libres ?

Comment ? Par le cinéma, affirme Wang Bing. En enregistrant le témoignage de cette septuagénaire, il fait oeuvre de mémoire. Il enregistre le récit détaillé des souffrances endurées, avant que ce ne soit trop tard. Avant que l'Histoire recouvre tout de son manteau de généralisations trompeuses. Le récit singulier de Fengming est peut-être pénible par instants, mais il est nécessaire, comme sont nécessaires les témoignages des rescapés de la Shoah. Il fait contre-poids à ces séances d'autocritique délirantes, où les convaincus de la première heure devaient confesser des crimes imaginaires. L'antidote au lynchage public ? L'écoute respectueuse, face-à-face. Un dispositif cinématographique qui n'a sans doute rien de spectaculaire, mais qui rend justice.

Christian Georges


DP75 Tartina City

Mélodie Cuénod, 16 ans, en 1FS à l'ECGF au cours de CINE de Madame Andréa Dufour, nous envoie sa critique du film tchadien en compétition :

"Au début du film, le réalisateur montre de très beaux paysages. Les musiques utilisées sont belles. C'est un film qui dénonce le non-respect des droits de l'homme au Tchad, c'est-à-dire l'injustice, la torture subies par les prisonniers innocents, leur condition d'enfermement et leur nourriture, la tartina qui est un plat à base de pain et de moutons. J'ai apprécié ce film par l'histoire d'une jeune femme mariée à l'homme qui dirige la prison dont on parle dans le film. C'est sa deuxième femme. Cet homme est celui qui tue les prisonniers, qui décide s'ils doivent être torturés ou non. C'est un homme cruel, sans scrupule. Mais un jour ou il avait ordonné une aération (une fusillade des prisonniers), un des prisonniers a survécu et rencontre la deuxième femme du dirigeant de la prison. Elle l'aide et se fait prendre par l'autre femme de son mari et doit donc fuir le Tchad avec le prisonnier pour ne pas se faire tuer. S'en suit une longue poursuite, mais la femme et le prisonnier ont réussi à leur échapper. Cela m'a plu que la fin soit positive. Les plans du film sont réussis. J'ai trouvé ce film violent mais il était très bien fait."


L'enterrement du soleil

Le film est tout entier contenu dans son titre! Cet enterrement du soleil, c'est la mise en bière du Japon lui-même par Nagisa Oshima. Tournant à Osaka en 1964, en scope, le réalisateur réalise un film aussi sombre et sec que "Contes cruels de la jeunesse". La catastrophe a déjà eu lieu, le décor en témoigne. Dans les ruines, ou à l'ombre d'un temple (symbolique d'un passé glorieux mais lointain), le spectateur ne peut que constater  l'ampleur des dégâts : la corruption ou la dévalorisation de toutes les valeurs de l'Empire : le travail, la politesse et l'étiquette, l'orgueil nationaliste, les arts... Ici les miséreux donnent leur sang pour gagner quelques yens. Ils s'abrutissent dans des rituels paillards tandis que la jeunesse se laisse entraîner dans des combines de bandes, soit pathétiques soit franchement criminelles. Quarante-quatre ans plus tard, la crudité du propos fait toujours mouche et la petite musique de la désillusion (en contrepoint saisissant) n'a pas fini de nous hanter. Un grand film qui méritait sa place (audacieuse) dans la section "Cinéma et révolution" du Festival de Fribourg!

Christian Georges