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Planète Cinéma

Un garçon nommé Twist

Dans cette interprétation d’Oliver Twist de Dickens, le protagoniste grandit dans un orphelinat rural après le décès de sa mère. Envoyé travailler dans une ferme du Cap-Ouest, il s’enfuit pour Le Cap, ou il intègre une bande de jeunes pickpockets. Un jour, Twist se fait prendre en flagrant délit de vol, ce qui déclenche des événements inattendus. Un film de Tim Greene (Afrique du Sud).

Twist

La critique de Vidisha Delbart, 19 ans, (Collège du Sud) :

Un film au cœur d’une actualité généralement négligée ; les enfants des rues et leur survie dans un monde, emprunt de douleur surtout, ne faisant place, qu’à peu de joie.

Traité avec réalité, et surtout émotion, le film nous plonge dans un univers particulièrement sombre, où vols, trafics,… font partis de leurs existences.

Cependant, gardant courage et espoir, ils surmontent, tout ou presque, des difficultés quotidiennes.

De plus, c’est une occasion de contempler, une région peu connue, pour nous occidentaux, qui n’admirons trop souvent que l’aspect jovial des lieux, avec ses paysages fantastiques.

Nous oublions, que derrière les pages sur papier glacé des revues de voyage, il y a la vraie vie, celle des gens pauvres et ici, des enfants abandonnés, luttant pour survivre.

L’histoire nous prend du début à la fin, et nous amène de surprise en surprise, là où ne nous y attendions pas.

Par exemple, quand Twist va être condamné pour vol, l’accusateur ne porte plainte, se portant garant pour l’accueillir chez lui. Beau modèle de compassion pour cet enfant victime de sa condition.

Si, nous avions plus de films internationaux, cela nous permettrait de découvrir d’autres cultures à travers le voyage…cinématographique, qui est un excellent moyen de faire passer des aspects peu connus, de la société.

La critique d'Angèle Décrind (classe 2F1) :

Ce film relate la vie d’Oliver Twist de nos jours dans la ville du Cap. Le réalisateur a brillement réussi à adapter la vraie histoire d’Oliver Twist ,enfant des rues de Londres dans les années 1850, ( histoire publiée en 1837 écrite par Charles Dickens) à la situation actuelle des enfants des rues du Cap.

A 11 ans seulement l’avenir de Twist , jeune orphelin exploité, semble noire. Il s’enfuit de chez un patron violent en espérant trouver mieux ailleurs en vain . Il se rend donc en ville. Twist est recuilli complètement affamé par Fagin et sa bande d’enfants des rues. A ce moment commence pour Twist une vie de débauche réglée pas les vices de la rue actuelle tel que la drogue, l’alcool, le vol et la prostitution. Tous ces thèmes sont abordés très justement grâce à l'interprétation touchante des acteurs. Les différents rôles des enfants sont interprétés par de vrais enfants des rues. Ce qui donne une réalitée au film .

Le fait que ce film ait été tourné avec des enfants sensibilise plus les spectateurs aux problèmes dans ce pays. Le cas de Twist n’est malheureusement pas isolé. La loi des grandes villes poussent ces enfants à la délinquance. Les adultes n'arrangent rien à celà , au contraire ils intensifient le trafic d'êtres humains .

En résumé ce film est touchant. Petit point négatif sa fin un peu trop « Hollywoodienne ».

La critique de Cindy Pasquier, du Collège Saint-Michel :

Pas loin juste ailleurs !

L’interprétation de Tim Greene a retenu mon attention du début à la fin. En effet, dès les premiers instants, l’émotion remonte et une larme peut facilement couler au coin de l’œil.

Certains rêves sont cauchemards. Mais l’espoir reste le plus fort. Ce long métrage nous emporte avec lui si je puis dire ainsi.

Je sais que la vie en Afrique n’est pas simple. Le film l’a fait ressentir. Il nous montre également que l’argent joue un rôle important dans notre société actuelle.

Il est difficile de comprendre comment ces jeunes peuvent être si heureux avec de simples choses que la vie nous offre, ici en Suisse, tous les jours. La nourriture ne nous cause pas de difficulté. Alors qu’avec un simple bout de pain, ils sont fous de joie.

En contrepartie, je pense que le vol n’est pas la solution et c’est un fait qui est difficile de comprendre. Savent-ils pourquoi ils volent étant donné que ce n’est pas de la nourriture ? Ils volent des objets de valeur. Mais pourquoi ? Pourquoi ne volent-ils pas de la nourriture excepté quelques fois ?

Ici le vol, a « sauvé » Twist.

Les paroles de la juge m’ont touchées. Pour elle, un enfant contre qui une plainte est déposée est un enfant sauvé alors que pour l’enfant c’est comme une privatisation de liberté être enfermé dans un institut même si l’on s’occupe de lui. Faut-il encore voir comment on s’en occupe.

On ressent également beaucoup de solidarité entre ces jeunes enfants. Il est vrai que parfois il y a de la jalousie ce qui reste normal dirais-je.

Le fait que ce soit un garçon africain montre que c’est une histoire vraie et en continue pour les enfants d’Afrique en général !

C’est une interprétation qui fait réfléchir et qui ne nous emmène pas loin mais juste ailleurs. Les Africains ne voyagent pas mais déménagent.

La critique de Mylène Santschi, (Collège de Gambach) :

Afrique du sud, de nos jours, un pays décimé par la pauvreté, le SIDA et la délinquance, l’histoire d’un enfant des rues, laissé dès sa naissance devant les portes d’un orphelinat, sont le « où », le « quand » et le « qui » d’un film plein de sensibilité et de vérité. Adaptation du livre de Charles Dickens, Oliver Twist, Tom Green le réalisateur a su au travers de ce long métrage nous sensibiliser sur la difficulté de vie des jeunes noirs dans les rues de Cape Town. En effet, cette ville est très peu différente du Londres du XVIII siècles, avec ses voleurs, ses mendiants et ses malades. Le fait que les acteurs soient de vrais enfants des rues apportent davantage de réalisme à l’histoire. Le public vit, espère et souffre avec eux, en réalisant enfin que le monde d’aujourd’hui à ses défauts. Ce film est placé sous le signe de l’espoir et du courage. Ce sont pour ses raisons que le spectateur a tendance a verser une larme de tristesse ou de joie, à la fin de ce chef d’œuvre cinématographique qui nous a fait vibrer jusqu’à la fin.

La critique de Latifi Neridon (Classe 2F1, Collège de Gambach) :

Ce petit garçon orphelin d'une mère décédée et d'un père inconnu, même si l'on soupçonne l'homme possédant la BMW noire de l'être, se fait acheter par le plus offrant comme une vulgaire marchandise. L'incompréhension dans laquelle nous laisse le réalisateur à propos de l'identité du père, nous plonge dans une désagréable énigme. Ce petit garçon, obligé de fuir au nom de sa liberté, se voit obligé d'apprend les dures règles de la rue. Pour cela, il se fait aider par des autres enfants abandonnés, comme lui, et mis à l'écart par la société. Le réalisateur nous expose une vérité de tout les jours que nous ne connaissant pas ou que nous ne voulons pas connaître. Pour certains, cette magnifique histoire pousse à agir et pour d'autres, cela reste malheureusement qu'un film et rien d'autre.

La critique de Nadine Bertschi (Classe 2F1, Collège de Gambach) :

Un petit orphelin accueillit dans une famille dans laquelle il est maltraité, puis rapatrié par un groupe d’enfants voleurs et enfin bien accueillit par un homme généreux, telle est l’histoire d’Oliver Twist en quelques mots. Déjà un autre film sous le nom d’ «Oliver Twist » a relaté l’histoire du fameux roman de Charles Dickens. Ayant déjà vu le film « Oliver Twist », un film qui m’a beaucoup touchée, je peux dire que « A Boy called Twist » est d’autant plus touchant. Peut-être le fait de remettre cette histoire au jour d’aujourd’hui et le fait que cette histoire n’est pas uniquement une fiction mais une réalité qui se passe encore de nos jours, permet au spectateur de se sentir plus proche des personnages en particulier Twist.

Côté acteurs, ils ont été très bien choisit, en particulier le petit garçon qui incarne le rôle d’Oliver Twist. Son regard innocent et triste correspondait parfaitement à son personnage.

Les autres acteurs jouaient très bien leur rôle, cependant au premier coup d’œil nous pouvions deviner s’ils étaient bons ou méchants.

La critique de Daniel Wenger (Classe 2F1, Collège de Gambach) :

Le méandre de la vie n'emprunte que très rarement le tracé espéré, cependant il suffit parfois d'une lueur d'espoir afin de combler d'une intense lumière l'intégralité d'un coeur obscurci par la souffrance et la misère d'un enfant soumis aux lois de l'adulte.

Voilà comment le rythme de la vie et du coeur d'un enfant sud-africain de onze ans bat dans un pays que l'on conçoit bien souvent aux antipodes de la vérité.

Ce film d'excellente facture démontre les failles de la société sud-africaine de nos jours. Le scénario est habilement tiré du roman « Oliver Twist » de Charles Dickens et réactualisé pour montrer au monde la cruauté infligée au enfants dans certaines de nos contrées.

La mise en scène quant à elle est parfaitement adaptée à la société du XXIème siècle, notamment le profit issu du travail des enfants qui y est admirablement représenté.

L'interprétation est très bien réalisée et les acteurs correspondent exactement aux attentes du public notamment Jarrid Geduld dans le rôle du jeune Twist.

Malheureusement le dénouement du film se limite à une fiction de la réalité actuelle, puisque contrairement à la triste vérité de ce monde, le réseau machiavélique dans lequel Twist est retenu prisonnier est démantelé, ce qui n'est que rarement le cas de nos jours.

Nous pouvons donc en conclure que la réalisation du film « A boy called Twist » est forte appréciable, cependant bien que respectant la légende d'Oliver Twist, le film se termine sur une once d'optimisme.

La critique de Pauline Hayoz (Classe 2F1, Collège de Gambach) :

Travail des enfants (voir Esclavage), maltraitance et drogue font parti du quotidien des enfants des rues. Ces enfants livrés à eux-mêmes se battent pour survivre dans la jungle qu’est la vie. Twist, orphelin de onze ans, se voit « trimballer » d’employeurs en employeurs (pour ne pas dire bourreaux) tous plus malhonnêtes et brutaux les uns que les autres. Jusqu’au jour où, il s’enfuit pour rejoindre la ville. Arrivé à destination, il apprend les règles de survie de la rue « grâce » à Fagin, son « employeur-logeur »…

Ce film riche en rebondissements, nous arrache des larmes de colère face à la misère dans laquelle évoluent ces enfants. Et si c’était nous ? Voila la question que nous nous posons. Le réalisateur nous peint la vie, sans nous ménager, telle qu’on la trouve dans un pays comme l’Afrique. La fin quelque peu « Hollywoodienne »(Twist sauvé des griffes des malfrats puis rattrapé de sa chute …)nous permet de nous remettre de nos émotions et de reprendre notre souffle.